| "ni dieu, ni maître, seul mon bon plaisir" |
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Depuis le temps que l'on me questionne sur le sujet du "pirate un jour, pirate toujours".... Mais qu'est ce que c'est, pourquoi, comment ? Déjà Just Me No Land. A savoir que ces pages à l'origine sont celles d'un motard indépendant qui après avoir fait un passage malheureux au sein d'un moto-club, décide de créer son MCP. Tout seul ? Au départ, bien obligé, de toute façon on se rend vite compte que lorsque l'on essaie de vivre la moto d'une manière différente, d'une manière spontanée et surtout que l'on aime avaler des kilomètres, il n'y en a pas beaucoup qui veuille vous suivre. Si la moto n'est pas comme le programme télé, avec des horaires bien précis, une route bien tracée... y'a pas grand monde...
Mais si j'affectionne particulièrement les concentres, les rencontres, les copains et tout le reste, je reconnais que j'aime bien le fait de rouler en solitaire, Just Me ! Mes plus beau souvenirs restent ceux de l'époque insouciante ou je partais seul sans vraiment d'itinéraire ou de destination, No Land, quoi ! Et puis, mes plus beaux voyages sont ceux que j'ai réalisé avec ma femme. Mais le fait de se déplacer chez les autres ne fait pas tout. Si l'on se cantonne à ce qui existe, il y aura bien un moment ou les plus anciens raccrocheront leur barbour... Donc l'avenir de la moto n'est pas là, avoir des pages sur le web, c'est bien, mais organiser sa propre manifestation, c'est mieux ! Ce sera donc en 2002 que je créer le MCP No Land, un bon moyen pour donner du sang neuf au cercle des moto-clubs pirates mais aussi le moyen de transmettre une philosophie qui remonte à la création des MCP. Mais d'où viennent les moto-clubs pirates ? Il faut chercher dans le début des années soixante dix alors que la moto est orchestrée par les moto-clubs officiels. Un système qui fonctionne bien, qui organise manifestations, concentres et autres, et qui malgré la crise en vigueur n'hésite pas à pratiquer des tarifs prohibitifs dans une convivialité qui laisse à désirer pour des motards. Mais tout ceci va changer... Si l'aventure de la piraterie, de tout temps, s'inscrit dans la lutte contre l'ordre établi et la quête de liberté, les premiers MCP n'échappent pas à cette philosophie. Bien au contraire... Aujourd'hui, certains MCP se rattachent à cette histoire. Anticonformiste, Rebel, ne se souciant que peu de la morale, le Pirate du XXIe siècle est toujours en quête, à la recherche de son îlot de liberté, du contact avec l'inconnu, de l'aventure... d'ailleurs, une concentre ne ressemble t'elle pas à un îlot de liberté dans notre société actuelle ? Parcourir tout ces kilomètres, par tous les temps et en toutes saisons, n'est ce pas pour beaucoup une quête personnelle, la recherche de Libertalia ? Tout comme les flibustiers qui prenaient la mer, cette quête le pousse à prendre la route, à écumer les kilomètres en sachant que le temps perdu ne se rattrape pas... La moto ne doit pas être seulement un moyen de transport que l'on possède dans son garage, elle doit être un art de vivre. Malgré le fait qu'aujourd'hui la moto est de plus en plus un loisir et de moins en moins une passion, on rencontre encore, et heureusement, des personnes pour qui la solidarité ne s'arrête pas au simple fait de faire un signe de la main. Qu'il existe encore de ces motards qui préfèrent la camaraderie, et où la convivialité prime sur le pognon et le profit. Voila en bref la vision que je me fait du monde du deux roues, ces quelques lignes de ma plume n'engage que moi, libre à vous de croire que ces utopies pirates ont toujours cours aujourd'hui... Les rêves sont faits pour vivre, les réaliser c'est exister ! Alors, à quand une concentre sur l'île de la tortue ? |
On le prononce Liberté Égalité Fraternité, mais on l'écrit MCP.